Georges Politzer Philosophe de combat
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    06/08/2019

    Lanceurs d'alerte en 1939 12/29. Engagé contre le fascisme au lendemain de la Première Guerre mondiale, le théoricien marxiste d'origine hongroise « mort pour la France » fut fusillé comme otage, le 23 mai 1942 au Mont-Valérien.

    «Ce n'est pas par amour de la poésie que le nazisme fabrique des mythes. Ces mythes sont des instruments politiques », explique Georges Politzer dans la brochure Révolution et contre-révolution au XXe siècle publiée clandestinement en février 1941 (1). Une formule qui caractérise, dans ce texte, la méthode de la propagande d'Hitler selon laquelle « il ne faut pas élever la masse par une propagande qui l'éclaire », mais « l'influencer en se servant des faiblesses engendrées et savamment entretenues en elle par le capitalisme », souligne le philosophe. Autrement dit, comme pour vanter n'importe quelle marque de « nouveau savon » lancé sur le marché, par l'affirmation « sans scrupule » de « n'importe quoi » pourvu que soit acquise l'adhésion subjective et passionnelle de l'auditeur à l'énonciateur et à ses prises de position unilatérales. Une « leçon » mise en œuvre avec un aplomb sans faille par l'ensemble de l'arc de l'extrême droite contemporaine, de Donald Trump à Jair Bolsonaro, en passant par Matteo Salvini, Viktor Orban, Geert Wilders et Marine Le Pen. Une « leçon sur la leçon » de Politzer dont la valeur reste plus actuelle que jamais.

    Né en 1903 sujet de l'Empire austro-hongrois, Georges Politzer s'engage précocement. Issu d'une famille de la bourgeoisie juive de Hongrie, il a 15 ans en 1918 quand il adhère au Parti communiste. L'Empire disloqué, il participe à la défense de la République des Conseils, dirigée par Béla Kun, contre les troupes du dictateur Miklos Horthy, admirateur de Mussolini et initiateur des premières lois antisémites de l'entre-deux-guerres. À 17 ans, il part s'installer à Paris, non sans avoir fait un passage à Vienne afin d'assister aux séminaires de Freud et de Ferenczi.
    Inscrit à la Sorbonne, où il rencontre Pierre Morhange, Henri Lefebvre et Norbert Guterman, il enseigne au lycée de Moulins, dans l'Allier, avant d'obtenir l'agrégation de philosophie, en 1926, et d'être nommé professeur de l'enseignement secondaire, emploi qu'il occupera jusqu'en 1939 (2). Militant en tant que syndicaliste enseignant, il adhère au Parti communiste français en 1929 et participe à la Revue marxiste avec Pierre Morhange, Georges Friedmann et Paul Nizan.

    https://www.humanite.fr/georges-politzer-philosophe-de-combat-675596

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    06/08/2019

    Inconnu au bataillon.

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