La CGT se lance dans la course au plan B pour General Electric
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    31/07/2019

    Deux mois seulement après l'annonce du plan social chez General Electric France, les représentants CGT des sites de Belfort, Villeurbanne (Rhône) et Aix-les-Bains (Savoie) ont présenté hier au siège de la CGT leur plan B pour assurer un avenir à la filière énergie hexagonale du conglomérat américain. Les dix mesures proposées par ces élus de terrain, soutenus par leur fédération de la métallurgie, relèvent d'un travail de contre-expertise face à un groupe qui s'apprête à supprimer 1 050 emplois, dont 792 dans l'entité gaz de Belfort et Bourogne (Territoire de Belfort), ainsi que 252 dans les fonctions supports à Boulogne (Hauts-de-Seine). Mais pas que. Il s'agit surtout d'offrir un horizon aux 4 300 salariés de l'usine historique belfortaine et, plus globalement, aux quelque 16 000 salariés français employés par la multinationale.

    « Depuis l'annonce du plan social, le moral des salariés est au plus bas, relève Serge Paolozzi, délégué syndical CGT de GE Grid Solutions France (branche des réseaux électriques) à Villeurbanne. Depuis que GE nous a rachetés à Alstom en 2015, jamais aucune organisation ne tient ! On est dans le changement perpétuel. C'est très déstabilisant. Aujourd'hui, c'est pire : les actionnaires nous expliquent qu'ils ne veulent clairement plus de certaines parties du groupe. » Symptôme de ce sombre contexte, une procédure de signalement de « danger grave et imminent » a été lancée à Belfort pour prévenir les risques psychosociaux, après trois décès de salariés en trois semaines (deux crises cardiaques et un accident vasculaire cérébral).

    https://www.humanite.fr/industrie-la-cgt-se-lance-dans-la-course-au-plan-b-pour-general-electric-675347

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