(€) Enquête : la "secte" des néocons squatte le Quai d'Orsay
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11/07/2019

La nomination d'un des leurs à la tête d'une prestigieuse direction du ministère des Affaires étrangères relance le débat sur l'influence des néoconservateurs à la française qui auraient, selon leurs détracteurs, pris le pouvoir avec l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007.

Directeur général des Affaires politiques et de sécurité : au ministère des Affaires étrangères, le poste est l'un des plus prestigieux. Après de nombreuses semaines d'impatience en coulisses, Emmanuel Macron vient de nommer à cette fonction, lors du conseil des ministres du mercredi 10 juillet, un diplomate qui clive : Philippe Errera. Cet ex-représentant de la France à l'Otan et ancien sous-directeur du désarmement et de la non-prolifération nucléaire passe pour l'un des principaux néoconservateurs à la française. Le choix présidentiel n'est donc pas anodin, puisqu'il pourrait augurer d'un retour en force de ce courant qui, depuis une décennie, déchire le petit milieu de la diplomatie française autour de sa puissance réelle ou fantasmée.

Les néocons, ces tenants d'une ligne dure pour imposer la démocratie et les valeurs occidentales dans le monde, ont-ils pris le pouvoir ? Pour leurs détracteurs, ils triomphent depuis l'arrivée à l'Elysée de Nicolas Sarkozy en 2007. Pour les concernés, ces accusations ne sont que des fantasmes alimentés par des diplomates d'arrière-garde. Mais tous se rejoignent sur un point : parmi les nombreuses directions qui se côtoient dans le palais au no 37 du quai d'Orsay, la direction des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement est leur bastion. A la tête de cette direction majeure du ministère des Affaires étrangères ? Un spécialiste de la dissuasion nucléaire, Nicolas Roche, qui serait membre d'une mystérieuse confrérie appelée « la secte ».

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