A Belfort, le revenant Arnaud Montebourg dénonce la « blessure nationale » d'Alstom
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    30/06/2019

    « Je n'ai pas changé. » La réplique d'Arnaud Montebourg saluant un syndicaliste CGT de General Electric sonne comme un avertissement. L'ancien ministre de l'économie de François Hollande est venu plein de gravité à l'invitation de l'intersyndicale du groupe américain qui a annoncé 792 suppressions de postes sur son site de Belfort. « Ces gens-là m'appellent, je ne vais pas me taire », assure-t-il.
    Ce jeudi 27 juin, alors que les salariés du géant de la métallurgie attendent le résultat de l'audience de leur référé devant le tribunal de grande instance contre le plan social annoncé, l'entrepreneur-apiculteur est venu les conseiller sur la stratégie à adopter dans leur combat. Et montrer que s'il se bat pour ses ruches, il veut aussi faire entendre sa voix dans la défense de l'industrie française.

    Dans la grande salle du restaurant des Capucins, à deux pas de la gare, la dizaine de syndicalistes, toutes étiquettes confondues, est venue lui raconter la « casse » de leur outil de travail et du savoir-faire industriel de l'entreprise rachetée par les Américains. L'ancien ministre écoute, acquiesce : « Quel carnage ! », soupire-t-il.
    Le dossier lui tient à cœur. En 2014, alors à Bercy, Arnaud Montebourg avait bataillé en vain pour une nationalisation partielle d'Alstom pour éviter son absorption par General Electric. Après avoir été lâché par Manuel Valls et François Hollande, il avait dû à l'époque endosser la vente et tenter d'obtenir des garanties pour les salariés. Mais il n'avait pas eu le temps de les suivre, poussé vers la sortie du gouvernement après son bras de fer avec les deux têtes de l'exécutif.

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/06/28/a-belfort-le-revenant-arnaud-montebourg-denonce-la-blessure-nationale-d-alstom_5482600_823448.html

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