Pollinisateurs : Bruxelles plie face à l'industrie
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16/05/2019

La Commission s'achemine vers une réforme a minima de l'évaluation de la toxicité des pesticides sur les pollinisateurs. En cause, un lobbying poussé de l'industrie phytopharmaceutique, dénonce l'association Pollinis.

Édictées en juillet 2013, mises à jour en 2014, les lignes directrices de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) définissent les tests et protocoles à mener pour évaluer la toxicité d'un pesticide sur les pollinisateurs (abeilles mellifères ou sauvages, bourdons, etc.). Elles ont été élaborées dans le cadre de l'application du règlement n°1107/2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques – le même qui prévoit l'interdiction des produits ayant un effet perturbateur endocrinien.

Or, depuis leur publication par l'EFSA, ces lignes directrices, à l'origine de l'interdiction en avril 2018 de trois néonicotinoïdes sur le marché européen, n'ont aucune existence légale. En cause, un blocage du Scopaff, comité regroupant des experts missionnés par les ministères de l'Agriculture des États membres de l'UE, qui ne parvient pas à obtenir une majorité qualifiée pour les valider.

https://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/pollinisateurs-bruxelles-plie-face-a-lindustrie/

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16/05/2019

Scandaleux d'abandonner les tests sur les pollinisateurs sauvage !
Même si aucun "enjeu économique direct" ne pointe à l'horizon (le problème réside sans-doute ici), en France, plus de 80 % des plantes à fleurs dépendent de ces pollinisateurs et les abeilles domestiques n'assurent qu'environ 15 % de la pollinisation.
https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/insectes/les-pollinisateurs-sauvages-meconnus-mais-egalement-en-danger_111229

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16/05/2019

Notez que ce n'est pas au niveau de l'EFSA que ça déconne mais au niveau du comité Scopaff qui n'arrive pas à suivre ses directives

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16/05/2019

Ils n'ont pas plié, ils ont juste fait ce qu'ils avaient prévu. La pseudo hésitation c'était pour calmer la meute, mais dans les faits, Bruxelles est et a toujours été du côté des grands patrons, et des entreprises américaines.

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