Le dur combat contre le « fracking » en Colombie
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14/05/2019

En tant que candidat à l'élection présidentielle de 2018, l'actuel président colombien, Iván Duque, n'a jamais assumé de position critique de l'usage du « fracking » comme alternative à l'accroissement des réserves d'hydrocarbures. Bien au contraire, Duque s'est montré prêt à valider cette technique comme partie intégrante du développement de ce qu'il a nommé « l'économie orange ». Cet euphémisme a été utile pour occulter le vrai plan de son gouvernement : l'exploitation de ressources naturelles et la réduction d'impôts des classes privilégiées au détriment des classes moyennes.
En effet la nouvelle ministre des Mines, María Fernanda Suárez, a garanti qu'un de ses principaux objectifs sera de « convaincre le président Duque que le « fracking » peut s'employer de façon sûre et responsable » [1]. Selon ladite ministre, l'emploi de cette technique permettrait l'augmentation des réserves de gaz et de pétrole de 19 et 8 ans respectivement.

La question centrale est alors : « Quelles seraient les conséquences de l'augmentation de ces ressources ? », car le gouvernement actuel veut vendre ce procédé comme étant la nouvelle trouvaille de la réactivation de l'économie des hydrocarbures, mais dédaigne parallèlement les terribles séquelles répertoriées un peu partout [2]. Le dernier débat à ce sujet concernait l'installation de lourdes machines dans trois provinces de Boyacá par l'agence nationale d'hydrocarbures en juin 2018. Les rumeurs de l'arrivée du « fracking » dans ce département ont de suite déclenché des manifestations afin d'empêcher toute action sans consultation populaire. Le gouvernement a ainsi été obligé de stopper les activités de l'agence pétrolière [3].

https://www.investigaction.net/fr/le-dur-combat-contre-le-fracking-en-colombie/

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