Michel Barnier au JDD : "Je veux être utile à l'Europe"
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12/05/2019

À quinze jours des élections européennes, Michel Barnier fait le bilan d'une Europe positive et réaffirme son soutien à Emmanuel Macron. S'il refuse de se déclarer pour succéder à Jean-Claude Juncker, l'actuel président de la Commission européenne, il appelle à une coalition de projets dans le futur Parlement.

C'est l'histoire d'un homme qui fait l'unanimité parmi les grands responsables européens sur le rôle qu'il a joué au service de l'UE face au Brexit. Mais qui pourrait aussi faire consensus lorsque les chefs d'États se réuniront le 28 mai pour lister les noms des candidats à la présidence de la Commission ­européenne. Ancien ministre, ­ancien commissaire européen, gaulliste social, Michel Barnier n'est pas le candidat des conservateurs mais pourrait bien devenir celui de la France pour cette fonction cruciale. Il dessine pour le JDD ce qui ressemble bien à un programme et à une espérance collective.

Les électeurs européens voteront dans quinze jours. Quel est votre regard sur la campagne jusqu'à présent?

Elle ne porte pas assez sur les grands enjeux. L'Europe mérite mieux que les invectives, les querelles et les règlements de comptes nationaux auxquels nous assistons. Je partage l'avis de Daniel Cohn-Bendit : "Il faut dépasser l'artifice des clivages, des guérillas ou des postures." En 2009, j'avais animé la campagne européenne pour soutenir l'action de Nicolas Sarkozy : nous avons ­emporté 29,5% des voix, la ­deuxième liste était celle des Verts avec Daniel Cohn-Bendit. Devenu un peu plus tard commissaire européen, j'ai alors proposé au Parlement européen 40 lois pour tirer les leçons de la crise financière. Pendant cinq ans, nous avons travaillé non seulement avec mon groupe, le Parti populaire ­européen (PPE), mais aussi avec les Verts, les socialistes et les libéraux. Demain, pour répondre à la colère sociale et territoriale qui s'exprime, pas seulement avec les Gilets jaunes en France, il faudra avoir du courage et de la force, celle d'une coalition de projets réunissant plusieurs groupes. Nous sommes dans une situation d'alerte grave. Il ne s'agira plus de s'opposer, mais d'agir.

« Le défi le plus grave est le changement climatique. Il faut lancer un "Green New Deal" européen »

https://www.lejdd.fr/International/UE/michel-barnier-au-jdd-je-veux-etre-utile-a-leurope-3898039

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