Les méandres du Parti communiste et de l'Algérie par Alain Ruscio
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20/04/2019

Alain Ruscio est un des meilleurs spécialistes de la colonisation, des guerres coloniales et du communisme. Il publie aujourd'hui aus éditions La Découverte, Les communistes et l'Algérie, Des origines à la guerre d'Indépendance 1920-1962.
Cette enquête au long cours revient sur le rapport complexe du PCF, qui a été il convient de le rappeler, le plus grand parti politique en nombre de militants et en influence de France des années 1940 aux années 1970. Le livre commence par une préhistoire d'un PCF alors naissant, qui dénonce le colonialisme dans les années 1920 et 1930 avec une grande virulence. La section coloniale du PCF (représentant à peine quelques dizaines de personnes en rupture avec la politique coloniale de la France) condamne l'impérialisme et appelle au soulèvement et à la sécession immédiate de l'Algérie. L'anticolonialisme passe au second plan pour des raisons stratégiques, lors du Front populaire, le PCF change et appelle à la "formation d'une nation algérienne" en expliquant les liens avec la métropole doivent rester forts.

Après la Seconde Guerre mondiale, la position communiste évolue. Le PCF dénonce la répression s'abattant sur les manifestations algériennes comme à Sétif et à Guelma. Il fonde un Parti autonome, le Parti communiste algérien (PCA) mais dont la politique demeure fortement influencée par les intérêts et la ligne du PCF en métropole. Le 1er novembre 1954, sans être partisan du maintien de la France en Algérie, le Parti se refuse à affirmer son soutien total à l'indépendance. Ce climat de défiance se perpétue, même s'il existe des contacts entre communistes et nationalistes. La méconnaissance réciproque ajoutée à la défiance des appareils devient un obstacle à une collaboration poussée. Le Parti ne se rallie pas à la ligne officielle des nationalistes mais mène une campagne active campagne pour la paix en Algérie et de facto pour l'indépendance. En métropole, le PCF et les organisations qu'il contrôle (CGT, secours populaire, etc…) soutiennent par exemple les mouvements d'appelés et de rappelés, blocage des convois, etc. En Algérie, le soutien aux nationalistes algériens est plus concret. Certains militants communistes poussent plus loin les soutiens au FLN s'engageant dans les réseaux de soutien au FLN, comme celui de Francis Jeanson ou d'Henri Curiel.

http://www.francesoir.fr/culture-livres/les-communistes-et-lalgerie-les-meandres-du-parti-communiste-et-de-lalgerie-par-alain

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20/04/2019

Incroyable de se dire qu'il existe encore la CGT ou des partis communistes qui ont saboté l'armement fabriqué pour défendre les territoires anciennement français (Indochine) et qui ont tué des militaires au passage sans une once de remord :malade:

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20/04/2019

Sauver l'honneur de son pays c'est aussi, parfois, combattre son propre gouvernement.

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