« Au Maghreb, il y a urgence à structurer le secteur du livre »
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10/02/2019

Tribune. A l'heure où le salon Maghreb des livres célèbre son 25e anniversaire, force est de constater que c'est à Paris qu'existe la littérature maghrébine. C'est là que se réunissent les éditeurs venus du Maroc, d'Algérie et de Tunisie. C'est là que se rassemblent les écrivains des trois pays, dont beaucoup vivent en France ou en Europe, et dont beaucoup sont issus des diasporas. A part ce moment, et quelques autres au gré des invitations à l'initiative d'universités et d'associations, les littératures du Maghreb sont d'abord des littératures nationales.

Au sud de la Méditerranée, les rencontres qui existent – Salon international de l'édition et du livre de Casablanca en février, Foire internationale du livre de Tunis en avril et Salon international du livre d'Alger en octobre – ne sont pas des temps forts pour l'ensemble du Maghreb. On y trouve des délégations officielles et les éditeurs indépendants ne s'y pressent pas. Organisés par les ministères et non par les associations d'éditeurs, ces événements annoncent leur programme très tardivement, ce qui ne permet pas d'organiser de véritable projet de représentation ni de constituer une délégation d'auteurs digne de ce nom. Quant à inviter des plumes indépendantes et critiques… Il y a bien un jeune Salon du livre du Maghreb à Oujda depuis deux ans, mais il ne s'est pas imposé comme un lieu de débat indépendant.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/02/08/au-maghreb-il-y-a-urgence-a-structurer-le-secteur-du-livre_5420997_3212.html

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