1933 : une interview de Trotski par Georges Simenon

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09/05/2019

En 1933, l'écrivain Georges Simenon se rend pour Paris-Soir à Istanbul afin d'interviewer Léon Trotski qui y est exilé. Répondant à l'inventeur de Maigret, l'ex-leader de la Révolution russe analyse la montée des fascismes en Europe.

Quel rapport entre le père du célèbre commissaire Maigret et la Révolution russe ? Aucun. Si ce n'est que Georges Simenon (1903-1989), écrivain et reporter prolifique, fut l'un des rares journalistes francophones à interviewer Léon Trotski (1879-1940) après son départ forcé d'URSS.
Le lieu de la rencontre est presque aussi insolite que ses protagonistes. Elle prend place le 7 juin 1933 à Prinkipo, « l'île des Princes », située dans la mer de Marmara, au large d'Istanbul (encore nommée officiellement Constantinople trois ans plus tôt).

Simenon, envoyé spécial du quotidien à grand tirage Paris-Soir, y retrouve l'ex-leader bolchevik, qui y est placé en résidence surveillée depuis 1929. Exclu du Parti communiste par Staline en 1927, l'ancien compagnon de Lénine vit en exil depuis quatre ans. Inlassablement, le fondateur de l'Armée rouge continue d'écrire et d'animer « l'Opposition de gauche » (future Quatrième Internationale) depuis sa retraite en Turquie.
L'interview paraît en deux temps, les 15 et 16 juin 1933. Simenon, conscient qu'à seulement trente ans il est sur le point de rencontrer un des acteurs politiques les plus importants du début du XXe siècle, commence son article :

https://www.retronews.fr/politique/echo-de-presse/2018/10/21/1933-interview-de-trotski-par-georges-simenon

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09/05/2019

« J'ai demandé à Trotsky : Croyez-vous que la question des races sera prédominante dans l'évolution qui suivra ? Ou bien sera-ce la question sociale ? Ou la question économique ? Ou la question militaire ?

Trotsky répond :

– Non, je suis loin de penser que la race soit un facteur décisif dans l'évolution de l'époque prochaine [...]. Je ne nie évidemment pas la signification des qualités et des traits distinctifs des races ; mais dans le processus de l'évolution, devant la technique du travail et devant la technique de la pensée, elles passent à l'arrière-plan. La race est un élément statique et passif, l'histoire est la dynamique [...].

Si, aujourd'hui, au vingtième siècle, les nazis proposent de tourner le dos à l'histoire, à la dynamique sociale, à la civilisation, pour revenir à la “race”, alors pourquoi ne pas revenir encore plus en arrière : l'anthropologie – n'est-il pas vrai ? – n'est qu'une partie de la zoologie. Qui sait ? C'est peut-être dans le royaume des anthropopithèques que les racistes trouveraient les inspirations les plus élevées et les plus indiscutables pour leur activité créatrice ? »

:(

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09/05/2019

Il traite les racistes de zoophiles où j'ai mal compris ? :(

http://image.noelshack.com/fichiers/2017/10/1488993548-1483709930-chien-master-race.png

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