Ukraine : élection d'un candidat « anti-système »… dans un cadre pro-occidental ?

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07/05/2019

L'Ukraine subit plusieurs crises simultanées : la guerre reste endémique dans l'Est, le chômage élevé et la corruption généralisée. Surtout, l'Ukraine reste un pays d'un grand intérêt stratégique et géopolitique, convoité par ses voisins et « partenaires ». La Russie, l'Allemagne ou encore la Pologne jettent leur dévolu sur ce pays que l'on qualifie de grenier de l'Europe en raison de sa capacité de production agricole parmi l'une des plus élevées au monde. État-tampon entre les pays-membres de l'OTAN et la Fédération de Russie, l'Ukraine se retrouve impliquée dans un affrontement géopolitique qui sur-détermine en grande partie les enjeux de politique intérieure.

L'histoire de l'Ukraine est intimement liée à celle de la Russie et de la Pologne. L'Ukraine, telle que nous la connaissons de nos jours, est un État reconstitué à partir de deux régions disparates : l'une située à l'Ouest, qui recoupe les anciennes provinces de Galicie et de Volinie, longtemps intégrées à l'empire lituano–polonais d'abord, et austro-hongrois ensuite. Régions qui sont également le berceau de l'église Uniate, ralliée à Rome et qui par conséquent, sont des régions à tradition occidentale et avec des populations qui, souvent, aspirent à être rattachées à la sphère d'influence européenne. De l'autre côté du pays, à l'Est, on trouve les régions habitées en grande partie par des populations d'origine russe, jusqu'en Crimée, qui constituait l'un des lieux de passage privilégiés de la famille impériale russe. Par conséquent, ces régions orientales de l'Ukraine sont davantage tournées vers la Russie. En définitive, l'Ukraine est scindée en trois : une Ukraine occidentale, fondamentalement européenne, une Ukraine orientale tout à fait pro-russe et, entre les deux, Dniepr, zone tampon et lieu de rencontre entre ces deux régions. Kiev, la capitale, se situe dans cette zone tierce.

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